Dimanche 21 juin 2009
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36, Quai des Orfèvres
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Adresse mythique de la Brigade Criminelle de Paris, qui a donné son nom à de nombreux livres et films, de
celui de Louis Jouvet à celui d'Olivier Marshall. Elle accueillera successivement la première brigade mobile de Police judiciaire puis, en 1912 une section " criminelle " de cette
brigade. Dès lors, cette adresse, au cœur du Tribunal de Paris, sera dédiée à la résolution des homicides. En 1924 s'y installe la " Brigade spéciale n°1 ", qui occupe les 3eme et
4eme étages, escalier A. Elle ne deviendra la Brigade criminelle qu'à la Libération, mais l'adresse n'a plus changé depuis…
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ADN
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Acronyme d'acide désoxyribonucléique, découvert en 1953, l'ADN est une molécule que l'on retrouve dans le
noyau des cellules de tout organisme vivant, même les plus simples. Support de l'hérédité par sa faculté à se reproduire, elle se présente sous la forme d'une double hélice et c'est
l'agencement, unique à chaque individu, de cette " pelote " qui donne le " message génétique " qui décide des caractéristiques de chacun.
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Apaches
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C'est sous ce nom exotique, imaginé par deux journalistes, Arthur Dupin et Victor Morris, en 1902, en
référence à la prétendue sauvagerie des Peaux-Rouges pendant les dernières guerres les opposant à l'armée américaine, que les Parisiens désignent les quelques trente mille
hors-la-loi, alimentant un discours sécuritaire entretenu par des journaux à fort tirage comme Le petit Parisien, qui fait ses choux gras des faits divers sanglants et confond
volontairement criminels, vagabonds et syndicalistes. " Apaches " urbains à Paris, " nervis " à Marseille ou " kangourous " à Lyon font frissonner l'honnête citoyen qui s'émoustille
de ce petit peuple de la galère, de son argot (qui fera très tôt l'objet d'études sérieuses), de son folklore et de ses figures tutélaires, Casque d'Or en tête. Mais ces bandes qui
se retrouvent dans les quartiers prolétaires des grandes villes françaises sont avant tout le signe de la naissance d'une nouvelle criminalité, urbaine et industrielle.
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Arsenic
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" Le plus vieux poison du monde ", le plus connu aussi, l'oxyde arsénieux, communément appelé " arsenic blanc
" est hautement mortel, même à faible dose. Connue depuis le Moyen-âge, ayant eu sa mode durant la première moitié du XIXe siècle, cette substance reste attachée à quelques crimes
célèbres, des Borgia jusqu'à Napoléon I, dont certains prétendent qu'il aurait été assassiné par ce moyen lors de son exil à St Hélène.
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Autopsie
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Terme d'origine grecque (qui signifie littéralement " voir avec ses propres yeux ") désignant l'examen médical
des cadavres, généralement pratiqué pour déterminer les causes de la mort en cas de décès brutaux, suspects ou mystérieux sur demande de la justice
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A
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Balistique
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Science qui consiste en l'étude du mouvement des projectiles. La Justice fait appel aux experts en balistique
pour définir la trajectoire d'une balle ou pour connaître le type de projectile utilisé. C'est grâce à la balistique que l'on peut savoir à quelle distance une balle à été tirée ou,
par déduction, la taille de l'assassin. C'est aussi par les traces laissées sur les balles ou les douilles que les enquêteurs peuvent connaître à coup sûr l'arme utilisée pour le
meurtre.
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Bergeret, Docteur
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Médecin français qui, le premier, utilisa l'entomologie (l'analyse des insectes et de leurs larves) dans la
médecine légale en étudiant en 1856 les insectes présents sur le corps d'un nouveau né découvert dans une maison d'Arbois. En établissant que la ponte de certaines mouches avait eu
lieu en 1848, on put dater la mort de ce dernier.
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Bertillon, Alphonse
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Né le 22 avril 1853 et mort le 13 février 1914, Alphonse Bertillon fit tout d'abord une modeste carrière aux
écritures à la préfecture de police de Paris avant de proposer en 1882 aux forces de l'ordre un système révolutionnaire d'identification anthropologique reposant sur la mesure de
caractéristiques physiques infalsifiables et propre à chaque individu. Il instaura par la suite l'utilisation de la photographie comme nouvelle arme du policier pour " immortaliser
" les circonstances des crimes et les cadavres. Devenu chef du service photographique de la préfecture dès 1888, il devint celui du service de l'identité judiciaire le 16 août 1893
et dota cette même institution d'un service dactyloscopique en 1903. Pourtant, l'affaire Dreyfus lui fera jouer un rôle plus funeste puisque c'est à partir de son analyse
graphologique plus que douteuse que le Capitaine fut injustement condamné.
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Brigades du Tigre (Brigades Mobiles de Police
Judiciaire)
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C'est en 1907 que le Directeur de la sûreté nationale Célestin Hennion entreprend de moderniser la police
française et notamment la police judiciaire. Il est alors soutenu par le Ministre de l'Intérieur, Georges Clemenceau (surnommé le " Tigre "), bien décidé à doter le pays d'une
"police chargée de seconder l'autorité judiciaire dans la répression des crimes et des délits " pour répondre à une nouvelle criminalité organisée qui se joue du morcellement des
forces de l'Ordre en de multiples polices municipales peu formées. Douze premières Brigades sont créées, exclusivement dédiées aux missions de police judiciaire, s'affranchissant
des limites administratives et implantées à Paris, Lille, Caen, Nantes, Tours, Limoges, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Lyon, Dijon et Châlons-sur-Marne. Ces ancêtres des BRB et
autres anti-gangs vont très vite engranger de nombreux succès, comme le prouve le chiffre de plus de 2500 arrestations en 1909. Ces réussites sont aussi le fait de l'adoption, par
les Brigades, des dernières avancées techniques, comme les side-car ou l'automobile, dès 1910.
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Brouardel, Paul
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Médecin français né le 3 Février 1837 et décédé le 23 Juillet 1906, passionné d'hygiène et de criminalistique,
il fonde la Société de médecine légale et d'Hygiène publique en 1876. Nommé professeur de médecine légale en 1979, il ouvre la première salle d'autopsie de la capitale en
1881.
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B
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Canonge, René
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C'est ce policier marseillais, particulièrement opiniâtre qui, en entreprenant de rassembler toutes les fiches
de la police de Marseille inventa dans les années 50 le fichier qui porte encore son nom. Désormais électronique, ce fichier destiné à rationaliser le travail de l'enquêteur,
comporte les photos et signalements des personnes mises en cause dans une affaire judiciaire, permettant aux policiers de retrouver rapidement un suspect à partir d'un simple
signalement.
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Chabot, Commissaire
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Ce fonctionnaire du SRPJ de Lyon a eu le premier l'idée de substituer au " portrait parlé ", simple
description écrite de l'individu datant de Bertillon en usage jusqu'alors, un portrait dessiné composé de photographies de chaque partie du visage que l'on assemble sur les
indications du témoin oculaire : le portrait robot est né.
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Clemenceau, Georges
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Né le 28 Septembre 1841 et mort le 24 Novembre 1929, cet homme politique, dirigeant du très puissant Parti
Radical, fut l'un des piliers de la IIIe République et gouvernera la France lors de la seconde moitié de la Grande Guerre, d'où le sobriquet populaire de " Père-la-Victoire ".
Egalement journaliste, il est aussi célèbre pour son rôle dans l'affaire Dreyfus, publiant le J'accuse de Zola dans les colonnes de l'Aurore, le journal qu'il dirigeait. Président
du Conseil et Ministre de l'Intérieur à partir de 1906, il modernisa la police française en soutenant les travaux de Bertillon et en créant les premières brigades de police
judiciaire dont le nom de " Brigades du Tigre " qui font référence à l'un des nombreux surnoms donnés à ce ministre en raison de ses imposantes moustaches.
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Comte, Auguste
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Philosophe et sociologue français, disciple de Saint-Simon, né le 17 janvier 1798 et mort le 5 septembre 1857,
dont la principale théorie, le positivisme, va largement influencer les esprits contemporains, parmi les scientifiques notamment.
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Corrélateur optique
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Appareil mis en service dans le courant des années 60 permettant de recouper automatiquement plusieurs
empreintes digitales afin de repérer les empreintes similaires.
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C
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Dactyloscopie
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Utilisée pour la première fois en 1880 par l'Anglais William J. Herschel, cette pratique consiste à prélever
grâce à un type de poudre les empreintes digitales sur les lieux d'un crime et d'un délit puis de les comparer avec les empreintes des suspects éventuels.
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Echange de Locard
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Principe, énoncé par le Dr Lyonnais Edmond Locard, selon lequel tout individu dépose ou emporte inévitablement
des traces de son passage sur le lieu d'un crime, que ce soit des empreintes digitales, des cheveux, de la sueur, du sang, de la salive, des fibres de ses vêtements ou autres....
Ainsi, un criminel peut être confondu par la simple analyse des empreintes laissées par ses bottes. Pierre angulaire du travail de l'enquêteur scientifique, ce principe nécessite
une analyse toujours plus poussée des lieux pour récolter le maximum de pièces à conviction sans que les enquêteurs, par leur simple présence, brouillent les pistes.
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Empreinte digitale
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Dessin formé par les lignes de la peau sur les mains et les pieds, propre à chaque individu, formé par le
dépôt de sébum (sécrétion protégeant la peau des attaques microbiennes tout en assurant la souplesse de celle-ci) sur une surface ou un objet, recueilli par les enquêteurs à l'aide
d'une poudre spécialement prévue à cet effet.
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Empreinte génétique
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Il s'agit de la portion d'ADN spécifique à chaque individu, signature infalsifiable qui sert désormais à
identifier les individus présents sur les lieux du crime grâces aux multiples traces qu'ils y laissent (sang, salive, cheveux…).
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Entomologie
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D'une manière générale, c'est la science dont l'objet est l'étude des insectes. L'une de ses applications, l'entomologie criminelle, utilise l'étude
des larves et des insectes qui se développent sur les cadavres pour connaître la date du décès et parfois ses circonstances (type de terrain, température extérieure…)
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D
E
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Fichier Automatisé des Empreintes Digitales
(FAED)
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Inauguré en 1985, le FAED, commun à la police et à la gendarmerie, répertorie l'ensemble des empreintes
digitales des individus mis en cause lors d'enquêtes judiciaires (près de 2 millions au 1er janvier dernier) ainsi que les empreintes découvertes lors d'enquêtes et non encore
identifiées (plus de 150 000 à la même date). Depuis le décret du 27 mai 2005, il peut de plus recevoir des clichés anthropométriques et des empreintes palmaires (les empreintes des
paumes).
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Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques
(FNAEG)
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Créé par la loi du 17 juin 1998, le FNAEG est un fichier commun à la police nationale et à la gendarmerie
conservant initialement les profils génétiques des personnes condamnées pour une infraction de nature sexuelle ainsi que les empreintes génétiques non encore identifiées. La loi du
15 novembre 2001 a étendu son champ d'application aux individus condamnés pour crimes graves puis, celle du 18 mars 2003 à quasiment tous les types de délits ainsi qu'aux simples
individus mis en cause lors d'une enquête, aux personnes disparues et aux cadavres non identifiés. A titre d'exemple, plus de 11500 d'empreintes génétiques ont été identifiées en
2001 et plus de 50 000 profils génétiques y sont aujourd'hui enregistrés.
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Herschel, William J.
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Né en 1738 et mort en 1922, il est l'inventeur, avec Francis Galton, de la dactyloscopie (le recueil et
l'analyse des empreintes digitales). C'est en recherchant un moyen plus sûr que la simple signature pour l'authentification des documents commerciaux que ce fonctionnaire anglais en
poste au Bengale, eut l'idée, à partir de 1880, de faire apposer par ses fournisseurs leurs empreintes digitales sur les contrats afin d'éviter toute contestation future. Ce n'est
que dans un second temps que ce procédé fut utilisé, avec le succès qu'on lui connaît, par la police scientifique.
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Identification anthropométrique
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Appelée aussi biométrie. Pratique consistant à identifier un individu à partir de ses caractéristiques
physiques. Plusieurs types d'identification anthropométrique existent : les plus anciennes, comme le Bertillonnage, se basent sur la mesure de propriétés physiques infalsifiables
(taille, longueur de l'avant bras, taille de l'oreille…), d'autres, plus récentes, utilisent la photographie de face ou de profil mais aussi, depuis quelques années, avec les
progrès en optique et électronique, l'analyse de la pupille, de la forme du visage ou l'analyse tridimensionnelle de la main.
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Institut de Recherche Criminel (IRCGN)
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Equivalent à la PTS au sein de la gendarmerie nationale, l'IRCGN remplit les tâches de police scientifique
lors des enquêtes judicaires confiées aux gendarmes. Implantée à Rosny-sous-Bois, elle est née du regroupement en 1987, peu de temps après que la police en ait fait de même, des
différentes unités intervenantes dans le domaine.
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F
H
I
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Joxe, Pierre
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Fils d'un ministre du Général De Gaulle, homme politique français né le 28 Novembre 1934, c'est sous son
impulsion (il sera Ministre de l'intérieur de François Mitterrand de 1984 à 1986 puis de 1988 à 1991) que la Police technique et scientifique, totalement réorganisée, devient une
sous direction, à part entière, étape essentielle de sa modernisation.
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Locard, Edmond
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Médecin et criminologue français, né en 1877 et mort en 1952. Après des études de droit, il soutient une thèse
de médecine en 1902 sur La médecine légale sous le grand Roy. Introduisant la dactyloscopie et le bertillonnage à Lyon, il est l'inventeur de la formule dite " d'échange de Locard "
qui veut que tout individu lié à une action criminelle dépose et emporte à son insu sur le lieu du crime des traces repérables de son action. En 1910, il crée dans les combles du
palais de justice de Lyon le premier véritable laboratoire de police scientifique. Deux ans plus tard, le Laboratoire de Police Scientifique est officiellement créé, mettant les
recherches scientifiques et de la médecine légale (principalement l'autopsie, la toxicologie, l'identification des écritures et la balistique) au service des enquêtes judicaires.
Son Traité de Police Scientifique en 7 volumes et son traité de criminalistique en 4 volumes restent encore jusqu'à aujourd'hui des références en la matière.
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Marsch, James
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Chimiste anglais qui mis au point en 1836 une première procédure permettant de dépister la présence d'arsenic
(alors poison fort utilisé) dans le corps humain. Elle consistait à prélever une mèche de cheveux ou un ongle sur la victime, de détruire la matière organique à l'aide d'acide
sulfurique, puis verser la préparation sur des copeaux de zinc, provoquant des dégagements gazeux que l'on enflammait. Si la victime avait bien été empoisonnée, on obtenait alors un
léger dépôt d'arsenic métallique. Amélioré par Orfila, cette méthode de détection signa le déclin de l'arsenic comme poison criminel.
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Odorologie
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Développée depuis peu par la police française, cette pratique, apparue il y a une trentaine d'années en
Hongrie (où elle permet de résoudre plus de 4000 cas par an), permet d'identifier les coupables par leur empreinte olfactive. Concrètement, les enquêteurs disposent des bandelettes
en coton sur le lieu du crime, elles sont ensuite stockées dans des flacons hermétiquement fermés. Il ne reste plus aux chiens spécialement entraînés à ce travail qu'à renifler un
tissu imprégné de l'odeur du suspect éventuel, puis les différents flacons ouverts devant eux. Comme pour les explosifs ou les stupéfiants, l'animal marquera l'arrêt devant le
flacon ayant la même odeur que celle du suspect. En Hongrie, plus de 18000 " empreintes " sont recueillis chaque année et un flacon peut se conserver pendant au moins dix
ans.
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Orfila, Mathieu-Joseph
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Médecin et chimiste français né en 1787 et mort en 1853, Orfila se spécialisa dans l'étude des poisons et plus
particulièrement son application dans la médecine légale. Il connut la célébrité en tant qu'expert dans plusieurs procès où ses études furent déterminantes, comme lorsqu'il
innocenta un homme accusé du meurtre d'un procureur en démontrant l'absence de poison dans le cadavre de la victime, ou lors du célèbre procès Lafarge, une femme accusée du meurtre
de son mari, lorsqu'il confondit l'accusée en trouvant un demi milligramme d'arsenic dans l'estomac du mort.
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J
L
M
O
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Police technique et scientifique (PTS)
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En France, la Police technique et scientifique devient une sous direction de direction centrale de la police
judiciaire par la réforme Joxe en 1985 et regroupe les différents supports techniques et scientifiques liés à l'enquête judiciaire, il gère les différents fichiers, désormais
informatisés, de la police. Installée à Ecully (dans la banlieue lyonnaise) depuis 1995, elle est au service de toutes les directions de la police nationale, de la gendarmerie ou
des magistrats.
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Portrait robot
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Conçu, en France, par un commissaire lyonnais, durant les années 50, il remplace alors le " portrait écrit ",
ou Bertillonnage, qui se contente alors de relever par écrit certaines caractéristiques physiques propre à chaque individu. Le portrait robot permet de représenter, par dessin, le
portrait d'une personne recherchée à partir de la description qui en est faite par les témoins. Initialement conçu à partir de trois bandes coulissantes (cheveux et front, yeux et
sourcils, bouche et menton) auquel un dessinateur apporte les retouches finales (cicatrices, grains de beauté…), il ne cesse de se sophistiquer, comme lorsque la police parisienne
adopte l' "identity kit " américain qui comporte pas moins de 40000 photographies et 500 films transparents. Son informatisation depuis 1993 permet au portrait robot de multiplier
les critères pour une représentation toujours plus fidèle.
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Positiviste
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Courant philosophique initié par le philosophe Auguste Comte qui influença largement les milieux intellectuels
et scientifiques tout au long du XIXe siècle. Au sens strict, le positivisme affirme la supériorité inéluctable du progrès technique et scientifique sur les anciennes croyances
théologiques ou métaphysique. Dans le domaine de la police scientifique, cette " croyance en la Science " va pousser nombre de chercheurs, médecins notamment, à rationaliser les
procédures d'enquêtes et concevoir des procédures scientifiques dans la recherche des crimes et criminels, y compris dans ses pires dérives comme les théories du " criminel né
".
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Profiling (ou Profilage)
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Rendu célèbre par des romans et des films comme Le Silence des agneaux ou Seven, le profiler (ou profileur en
français) est un métier qui nous vient des Etats-Unis consistant à établir le portrait psychologique d'un criminel en vue de mieux cerner d'éventuels suspects et de comprendre la
logique psychologique qui sous tend ses meurtres ou ses agressions. Souvent psychiatres, ces " techniciens de l'esprit " utilisent pour leurs analyses le " modus operandi " du
criminel (de quelle manière celui-ci exécute ses victimes), les circonstances du meurtre (notamment les raisons du choix de telle ou telle victime) pour dresser le portrait robot
psychologique du coupable.
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P
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Service central de l'identité judiciaire (S.C.I.J)
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Composante de la sous direction de la police technique et scientifique, le SCIJ, fort de 1250 agents (que
viennent renforcer 6000 fonctionnaires formés aux actes d'identité judiciaire basiques) regroupe les différents services territoriaux d'identité judiciaire (identification des
individus ou des cadavres à partir de leurs empreintes digitales, génétiques, maxillaires, odeurs…), mais aussi une unité d'intervention pouvant intervenir sur demande des
magistrats ou des services territoriaux. Le service gère, de plus, le laboratoire de la police scientifique, le FAED et comporte une unité spécialisée dans l'identification des
victimes de grandes catastrophes, l'UPIVC.
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Services Régionaux de Police Judiciaire (les S.R.P.J.)
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Soucieux d'asseoir son autorité sur le territoire français, c'est le régime de Vichy qui, durant l'occupation
allemande, va substituer aux polices municipales une " police nationale ", nouveauté dans notre pays, présente dans toutes les communes de plus de 10 000 habitants et qui est alors
dirigée au niveau régional par un préfet chargé de la police. Des SRPJ sont alors créés dans chacune des régions pour le suivi des enquêtes criminelles, situation inchangée jusqu'à
aujourd'hui.
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Système de Traitement des Infractions Constatées
(S.T.I.C.)
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Base de données créée par la loi du 21 janvier 1995, le STIC comporte les données sur les circonstances des
infractions et sur toutes les personnes ayant été concernées par une procédure judiciaire, qu'elles soient condamnées, mises en examen, témoins ou victimes (au contraire du Casier
Judiciaire classique qui ne répertorie que les individus effectivement condamnés).
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Toxicologie
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Cette science étudiant les intoxications revêt une importance capitale, en médecine légale notamment. C'est le
toxicologue qui nous apprend si la victime est décédée par empoisonnement, et de quel type d'empoisonnement il s'agit (alimentaire, par des métaux lourds comme l'arsenic,
médicamenteux, par gaz, par drogue ou par des produit industriel comme le cyanure).
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Zone
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A l'origine " zone militaire non constructible " autour des fortifications parisiennes (qui ne disparurent
complètement qu'à la fin de la première guerre mondiale) large de 250m à l'est et au nord de la capitale où s'installèrent rapidement une population pauvre vivant dans des
conditions de bidonville. Gagnant rapidement une mauvaise réputation, elle devint l'archétype du territoire mal famé, au point de passer dans le langage courant sous son aspect
péjoratif.
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